Avant de parler d'impact environnemental, un rappel botanique s'impose.
Le rotin n'est ni du bambou, ni vraiment un arbre. C'est une liane palmière grimpante (scientifiquement un Calamus) qui pousse à l'état sauvage dans les forêts tropicales d'Asie du Sud-Est, principalement en Indonésie et aux Philippines. Épineuse, flexible, capable d'atteindre une centaine de mètres, elle s'accroche aux arbres de la forêt primaire dont elle utilise la canopée comme support pour s'élever vers la lumière. Loin de dégrader la forêt, elle en fait partie intégrante : en reliant arbres et branches, elle constitue un véritable réseau pour les animaux et les végétaux.
Sa récolte ne nécessite pas d'abattre d'arbres. Il suffit de décrocher la liane, de la couper à bonne longueur. Dans certaines régions de Bornéo ou de Sumatra, le rotin est planté dans des forêts secondaires, intégré aux dynamiques de l'écosystème existant, sans labour ni déforestation.
Comme toute plante, le rotin capte le CO₂ atmosphérique par photosynthèse pendant sa croissance et le stocke dans ses fibres. Ce carbone reste séquestré dans le meuble tant que celui-ci est en usage. C'est un bon point de départ. Mais c’est ce que l’on fait ensuite de cette liane qui fait la différence.
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